Un Jour dans le Train

 

C’était un vendredi je m’en souviens encore. Un vendredi soir.

Il était tard et je sortais de mes cours.

Pas grand monde sur le Quai mais je m’éloigne tout de même dans un coin ou il y a encore moins de monde.

Je remarque une bande de jeunes aux loin, ils regardent dans ma direction ou se trouve deux garçons, un blanc et un noir. A coté de la plaque que je suis, je me dit qu’il s’agit surement d’une Colonie de vacance…(oui j’ai osé, je  suis exaspérante je sais,Je ne sais même pas d’où çà m’est venu!)

Le train arrive, je monte dans le Wagon et me réjouit du fait qu’il n’y ai personne à l’intérieur. Je vais pouvoir me plonger dans ma musique. En m’installant, je souris à la penser de ce « fabuleux » voyage qui m’attend.

A peine installer, une Bande de garçons dévalent les escaliers du train.  Je mis du temps à me rendre compte qu’il s’agissait de ceux que j’avais vu à l’autre bout du Quai, « ils sont arrivés vite » me dis-je.

A leurs rire, Je sens que ça va être chaud et à ce moment là…je réalise que je suis la seule femme du Wagon et que mon voyage ne sera pas si « fabuleux » que çà finalement, n’empêche je suis déçu…je ne vais pas pouvoir savourer ma musique (oui j’ose encore).

Les paroles de mon père retentissent dans mon esprit. Combien de fois m’avait il prévenu?

Ne jamais me retrouver seule dans un Wagon.

J’aime être seule certes, mais là mon amour pour la solitude risquait de me le faire payer.

Que faire?

Option 1 : Monter à l’étage. Mais, je ne suis pas sûr qu’il y ai du monde. De plus Ils comprendront que je fuis et viendront me chercher par la peau des fesses, là c’est le cas de le dire !

Option 2 : Rester à ma place et faire mine de rien.

J’opte pour l’option 2 décidant de rester assise et de mettre mon casque dans mes oreilles.

Trop stressé à l’idée de ce qu’ils manigancent j’en oublie d’activer ma musique. C’est pourquoi quelques minutes plutard j’entend « PLAF !!!! »

Un des jeunes qui devait avoir à peine 14 ans,(on va l’appeler Jérémie) venait de frapper le crâne d’un gars en face de lui. C’était l’un des deux garçons pas loin de moi sur le quai tout à l’heure. Nous l’appellerons Benoit

Le Benoit se retourne pas content (qui le serait à sa place ?) et se lève. Au même moment toute la bande se lève et lui dit « tu vas faire quoi? c’est un petit »

« Bah d’accord , c’est quoi cette vieille excuse, « le petit » vient de lui mettre une chiquette et ils veulent le frapper parce qu’il n’a pas aimer la sensation ? »me dis -je

Le copain du Gars, le noir se lève et leurs dit d’arrêter parce qu’ils sont prêt à le tabasser eux tous contre lui seul, ça ne le fait pas.

Jérémie sort à Benoit : « le jour ou t’es dans la rue tout seul je te baise ta mère, je prend ton téléphone, ton argent je te prends tout »

Moi derrière je n’ai pas peur. Juste, je regrette de m’être habiller de la sorte. J’aime jouer avec les styles mais là , ma tenue ne jouait pas en ma faveur. J’étais en mode Bon chique, Bon genre. Quel idée !pourquoi je ne me suis pas habillé en mode street !

Quelques minutes s’écoule puis Jérémie disparaît…nous pensons tous qu’il va faire un tour dans le Wagon… puis d’un seul coup…Il SURGIT DE DERRIÈRE MOI et se ru sur le siège en face pour frapper Benoit qui avait changer de place !

Je grimace mais ne dit rien…Punaise que faire?Que faire?

J’ai tellement envie de les aider mais je vais faire quoi?

***********************

Je sors du Train tremblante.

Quel fabuleux voyage ! J’en tremble d’émotion !

Heureusement que ce jour là on venait me récupérer.

Pas une parole n’est sorti de ma bouche dans la soirée.

Oui, j’avais eu peur,

Mais seulement ,Je ne comprenais pas…

Dans la bande il y avait un grand au moins âgé de 20 ans et il laissait faire Jérémie ? C’est ça donner l’exemple?

On va me dire « oui mais c’est le milieu ».

Je connais très bien ce milieu et ils n’agissent pas tous comme ça.

Les gars avec qui j’ai grandis au contraire, leurs auraient dit de se calmer.

Et c’est là que je me suis rendu compte qu’il y a plusieurs catégories de personnes.

Comme partout d’ailleurs, Il y a des Gentils et des Méchants.

D’habitude je ne vois que les bons, et ben là j’ai vu à l’acte les méchants.

Je sais que ce n’est rien, mais j’étais dégoutée tellement dégoûté…j’avais envie de pleurer.

Quand ils sont sortis du Train je n’ai même pas eu le courage d’ouvrir la bouche pour savoir comment allait le gars.

Il était mal, tellement mal de s’être fait humiliée de la sorte et en plus devant une nana, comment pourrais-je lui dire « Ça va? » Il avait honte. Et j’ai vu dans son regard qu’il n’espérait qu’une chose : c’est que je sois réellement en train d’écouter de la musique en pensant que c’était de bons vieux potos qui se chamaillaient !

Je ne sais pas pourquoi j’écris cette petite anecdote, bien sûr j’ai évité les détails et n’ai pas raconté le récit en entier , je pense que ce qui est là déjà suffit amplement car je n’ai pas envie de heurter les sensibilités.

Ce qui m’a réellement fait mal c’est quand je pensais à leurs parents. Mais en réalité, ais-je des raisons d’avoir de la peine pour leurs parents ? Leur Gamin de 12 ans est dehors à 21H du soir !Avec des idiots en plus !il faut le surveiller !Et puis surtout,

La Haine.

Ils avaient tant que çà la haine pour…

Bon …j’écris pour rien là, je connais déjà la réponse. Ce n’est pas une question de haine mais plutôt de pression du groupe. Voilà le Problème !

Quand j’ai raconté ça à mon frère il m’a fait bien rire. « une chikette,d’accord… Deux, c’est moyen MAIS ALORS TROIS! LÀ ÇA VA PLUS!!je fonce dans le tas et j’en ai rien à faire qu’il soit 10 ou 40 ! »

Je peux le comprendre, c’est là que j’ai réalisé que pour un Homme, l’honneur est important.

Je le savais mais n’avais pas pris vraiment conscience de çà.

Je me rappel le regard fuyant de Benoit, le pauvre.

Personne n’a été bléssé ce jour là c’est le principal !

Faites attention à vous les amis !

Big Kiss

 

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C’est « amoureuse » qu’on dit?

Dans les couloirs du Lycée,je suis là.

Au bout du rang,

seule,

les autres se chamaillent,rigole mais pas moi…je ne suis pas d’humeur à çà.

Appuyer contre le mur,je regarde les élèves qui vont,qui viennent,certains visages me semblent familier,d’autres non.

Je regarde,j’observe…

Un jeune garçon passe devant moi,c’est drôle,à chaque fois que je le vois il me semble l’avoir déjà vu quelque part,c’est vrai en même tant je n’ai jamais pris le temps de l’observer;et puisque je n’ai rien à faire et qu’il est devant moi,pourquoi se gêner?

Il a l’air pensif,dans cette pénombre,je distingue ses yeux bleu vifs qui regarde au loin…ses lèvres rose,son nez discret…il ne m’avait jamais paru aussi beau la première fois que je l’avais vu.

Qu’est-ce qui m’arrive?Mon cœur bat,peut-être est-ce la fatigue.

Je décide de détourner le regard,

les élèves entrent en classe.

*****************

Assis sur les bancs du Lycée,avec Laure on parlent,soudain

Qui vois-je au loin sortant des cours pour rejoindre la Cafétéria?

Laure me parle mais je ne l’entend plus,

Je le regarde ,le fixe.Le fixe peut-être un peu trop puisqu’à deux reprises il se tourne dans ma direction.Ce n’est qu’à la deuxième que je compris mon erreur.

« -Mallory tu m’écoutes? »

Je fais alors mine de regarder ailleurs,parce qu’il  m’avait remarqué et parce que je ne voulais pas qu’une autre personne le remarque.

*********************

Bientôt les grandes vacances,

à cette effet le Lycée organise un Karaoké ouvert à tous les Lycéens,Karaoké auquel  nous passons,plus notre temps à danser qu’à chanter.

Je lève la tête par inadvertance et je le vois à la rambarde au 1er Palier avec l’un de ses amis.

Évidemment,tel un enfant voyant son paquet de bonbons préféré au sommet d’une armoire,je ne peu m’empêcher de lever la tête toutes les deux minutes afin de le contempler.

Mon Dieu qu’il est beau.

Il a les traits fin,tout coordonne sur son visage…

Mais ce que j’oubliais,c’est que lui aussi avait des yeux.

Des yeux pour voir et non pas pour décorer.

*******************

C’est la rentrée!

je passe chercher Laure qui s’est faite belle pour l’occasion et allons au Lycée ou nous cherchons nos classes…Mince!je ne connais personnes dans la mienne.Laure non plus.Tanpis il va falloir tout recommencer à Zéro,niveau « amitié ».

Évidemment,je suis loin d’imaginer que le « Fameux » se retrouverait dans ma classe.Ou plutôt,que je serais dans la même classe que le « Fameux ».

Punaise…ma vie n’était pas assez pimenté comme çà apparemment!

Une jeune fille me demande très excité de découvrir sa nouvelle classe:

« -Salut!tu t’appelles comment?

-Mallory.

-Ah c’est toi Mallory,j’avais vu le nom sur la liste mais je me demandais qui c’était!Enchanté alors!moi c’est Nathalie! »

je suis contente quelqu’un d’inconnu me témoigne déjà de l’affection!Que çà fait du bien!

Oh!mais il y a cette fille là-bas!

« -Salut çà va?tu te souviens de moi?Mallory,la copine de Laure rappelle moi ton nom?

-Oui je m’en souviens,moi c’est Marika. »

Maintenant je connaissais deux personnes,ce qui déjà était pas mal!

Arrivant dans la classe que vois-je?une pile de livre déposée sur chaque bureau,

Oh mon Dieu ne me dit pas que…Eh si,comme les profs n’ont parfois aucune jugeote,il décident très souvent de faire des choses exaspérante.

Mais bon, comment pouvaient ils savoir que le fameux et moi n’étions pas décider à correspondre.Quoiqu’il en soit en rentrant dans la de classe,le prof nous explique que les noms sont écrits sur les tables pour trouver nos livres et nos places.

Nous nous mettions à chercher nos places,moi espérant du fond du coeur ne pas être à coté du fameux.

Remarquant qu’il est déjà assis,soulager je cherche à l’opposer de là ou il se trouve.Tous le monde ne tarde pas à s’asseoir ,il ne reste plus que trois personnes debout cherchant encore leurs place,trois personnes  dont je fais partit.

Je remarque qu’il reste une place à coté du « fameux »

« Elle n’est quand même pas pour moi » me dis-je.

Voyant que les deux autres commençait à s’installer,je décide à contre coeur d’aller voir ce qu’il en est.

Lorsque je vis mon nom accompagné de mon prénom coller sur la table à coté de celle du fameux,une onde de chaleur m’envahit

« Au-secours! » fesait mon coeur à l’intérieur,

« Du calme! »lui ordonnait mon cerveau.

Je me faufila entre les rangs et alla m’assoir sagement.Le « Fameux » avait l’air aussi exaspéré que moi.

La prof ce mit à nous parler…

Dans mes pensées comme toujours je n’entendis pas ses exhortations.Voyant tous le monde écrire,stressé je demande au fameux ce qu’il faut faire.

Pas de réponse.

Puis au bout de quelques minutes il se tourne vers moi et m’explique posément les choses,tout en m’évitant du regard.M’expliquant avec ses mains,sa voix douce et réconfortante…

Première et dernière et dernière conversation.

En sortant Nathalie se précipite vers moi accompagné d’Antonin un amis à elle.

Tout deux se mirent à me parler et nous rigolions bien.

Les jours passent,le temps passe et notre amitié avec Antonin,Nathalie et Marika grandit.

Nous passons plus notre temps à parler et à rigoler qu »écouter ce qui est dit en classe.

On se confie de plus en plus et je finis par avouer à Marika mes sentiments pour le « fameux ».

Celle-ci m’écoute avec la plus grande attention et je compris dans son regard qu’elle savait que cela ne sera jamais possible entre nous,nous sommes dans un monde trop différent l’un l’autre.Il fait partit des chefs de meutes et moi discrète et effacé.

Et pourtant…pourquoi ais-je l’impression qu’il me regarde?Pourquoi quand je le surprend,il tourne la tête?Pourquoi lorsque je m’assois à coté de lui il ne me parle pas?lui qui est pourtant si grand Bavard d’habitude?

Je préfère donc arrêter d’en parler et même de l’oublier,enfin d’essayer…c’est difficile d’oublier une personne lorsque tu la voit tous les jours.

Et puis se regard éviter,cette gène lorsqu’on est tous les deux…comment arrêter de se poser des questions?Qu’est-ce qu’il pense de moi?

« Qu’est-ce qu’il pense » tout court…

Mais c’est plus fort que moi,je suis obliger d’en parler à Marika qui m’incite fortement à l’oublier.

Je suis d’accord mais comment?

Et les jours passent encore et encore,à force de l’observer,les sentiments naissent et je deviens comme paralysé en sa présence.

***********************

Je suis en cours,nous travaillons à quatre avec le groupe,évidemment,comment rester sérieuse lorsque les deux autres vous font des blagues à deux sous?

Je rigole et je rigole et dans un élan d’éclat de rire,je vois des yeux bleu vif me fixer avec un petit sourire en coin.Mince!je l’avais oublier celui là et encore moins,vu qu’il était en face.

Et là,dans une réflexion profonde je compris qu’il m’observait lui aussi et que peut-être il se pourrait qu’il m’aime bien.Ce qui serait déjà pas mal.

Je n’en parle ni à Nathalie ni à Marika et encore moins à Antonin.Et fit mine de rien,me disant que peut être qu’au fur et à mesure de l’année les choses se décanteront.

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C’est la fin de l’année je vais bientôt devoir quitter mes amis qui me sont devenu très chers.

Et le fameux? Il s’est encore plus éloigné de moi,il ne supporte plus ma présence et ne préfère même plus me regarder.

De toute façon je n’avais aucuns sentiments pour lui.

*************************

Quelques années se sont écoulées déjà.J’ai toujours contact avec mes chers amis du Lycée mais plus de nouvelles de lui.

Pardon je reformule:Mes amis font toujours partit de ma vie intégrante et lui aussi.

J’avais juré ne plus jamais repenser à cet individu,malheureusement même si je suis sans aucunes nouvelles de lui j’y pense encore.

Certainement a-t-il une copine mais je n’ais pas fait mon deuil.

Je crois que les sentiments amoureux sont les pires que l’on puisse éprouver,surtout lorsqu’ils ne sont pas partagés.

Aujourd’hui, J’écris mon histoire,je n’ais peut-être pas eu l’homme que je voulais mais j’ai eu bien plus:

Des amis.

Il y a quelques jours je suis tombé sur une citation:

« Un jour l’amour demande à l’amitié:

-A quoi sers-tu?

L’amitié lui répond:

-je sers à faire sécher les larmes que tu fais couler. »

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Aujourd’hui quelques années plus tard je relis mon histoire avec Thomas.

« -wouaw!carrément…le fameux que tu m’appelais!

-ouaip!comme tu peux le voir

-C’est marrant je pensais que tu voyais les choses autrement… »Et il me prit dans ses bras.

Aujourd’hui dans les bras du fameux je regarde par la fenêtre,les nuage circulent,les oiseaux volent…

Oui la vie est pleines de surprises et d’évènements imprévu

Mais ce que je pense surtout,c’est qu’il faut se battre pour ce que l’on veut et ne pas simplement être spectateur de sa vie,

il faut en être l’acteur.

                                                                                      Histoire du leptitjournalblog

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Explication:

J’espère que cette histoire vous aura plus,Alors pourquoi est-ce que je l’ais écrite?

Tout simplement parce que il y a tant de filles(et de Garçons)qui souffre de se sentiment qu’est l’amour.Mais le problème,que ce soit l’amour ou autre ,les choses ne pourront pas se régler tant que l’on agit pas.Dans cette histoire,cette jeune fille était passive de sa vie,elle se contentait des quelques signaux pensant à tord que quelque chose d’intéressant pouvait avoir lieu entre les deux mais à tord.Ce n’est qu’après,quelques années plus tard avec la maturité qu’elle comprend qu’il faut agir.

Ne cessez jamais de vous battre pour ce que vous voulez vraiment et vous pourrez être sur que vous l’obtiendrez voir même peut-être plus que ce que vous aurez imaginé .

A bientôt dans un prochain article!